En l’an 471, je menai mes guerriers jusqu’aux rives de la Liguria, cette grande rivière qui séparait l’Armorique des terres occupées par les Wisigoths.
Je regardai ses eaux couler devant moi, et je sus que nous étions arrivés aux portes du royaume de Gesalec.
Sous la Bannière du Corbeau, mes guerriers embarquèrent. Nous affrontâmes le courant, puis posâmes le pied sur la rive ennemie. Pour la première fois, nos boucliers brillèrent sur les terres des Goths.
Mais Gesalec nous attendait.
Ses guerriers se ruèrent sur nous comme une tempête. Le sang coula sur les rives de la Liguria et, pendant des heures, mes hommes tinrent face aux hordes gothiques.
Nous fîmes payer chaque pas à l’ennemi.
Mais nous étions venus pour établir une tête de pont, et je ne pus l’obtenir.
J’ordonnai donc la retraite.
La bataille était perdue. Mais je refusai de laisser les Goths goûter à leur victoire sans en payer le prix.
Avant de reprendre la mer, je donnai mes ordres.
Brûlez leurs champs. Videz leurs greniers. Prenez leurs troupeaux.
Alors le feu se répandit dans les campagnes wisigothiques.
Leurs récoltes brûlèrent. Leurs réserves furent emportées. Leurs troupeaux prirent le chemin de l’Armorique avec nous.
Lorsque nos navires quittèrent enfin leurs terres, Gesalec pouvait proclamer sa victoire.
Il avait repoussé les Britons.
Mais derrière nous, ses champs n’étaient plus que cendres et ses greniers étaient vides.
Il avait gagné la bataille. J’avais perdu la terre. Mais son peuple allait payer le prix de notre venue.
Je ne conquis pas les terres de Gesalec.
Mais je frappai son royaume au cœur.
Qu’il chante donc sa victoire dans ses grandes salles. Qu’il raconte comment il chassa Bran au-delà de la Liguria.
Moi, je me souviendrai du chemin.
Nous traversâmes cette rivière une fois. Nous savons maintenant comment la franchir. Et lorsque nous reviendrons, je ne viendrai pas pour repartir.
Je suis Bran, fils de Britannia, Seigneur des Britons d’Armorique.
Mon épée sera le glaive de notre peuple, mon bouclier sera son rempart, et tant que je vivrai, le Dragon Rouge ne cessera de combattre.
À l'époque où les royaumes de Bretagne se tenaient encore sous le signe du Dragon Rouge, et avant que la marée saxonne n'engloutisse les terres de nos pères, un sombre chagrin s'abattit sur les fils de Bretagne.
Dans la vallée brumeuse de la Lugg, le seigneur Bran des Britons marchait sous la Bannière du Corbeau, conduisant ses guerriers à travers les anciennes terres des Marches du Powys. Mais des ombres des bois surgit Cynan le Chien Fou, seigneur des Cymry, dont l'ambition l'avait poussé à lever sa lance contre son propre peuple.
Cachés parmi les arbres, les Cymry attendaient.
Lorsque les cors de guerre retentirent, les javelots tombèrent comme la pluie, et les guerriers de Cynan fondirent sur les Britons tels des loups sur leur proie. De nombreux braves guerriers tombèrent avant même que le premier bouclier ne soit levé.
Mais Bran tint bon.
Sous la Bannière du Corbeau, ses guerriers formèrent un puissant mur de boucliers. La fureur des Cymry s'écrasa contre lui, mais les Britons ne cédèrent pas. Trois fois Cynan lança ses guerriers à l'assaut, et trois fois ils furent repoussés.
Enfin, les Cymry se retirèrent dans les forêts de la vallée de la Lugg.
Le champ de bataille appartenait à Bran.
Pourtant, aucun chant de triomphe ne fut entonné cette nuit-là.
Car les morts qui gisaient sur le sol n'étaient ni des Saxons, ni des envahisseurs venus d'au-delà des mers. Ils étaient les fils de Bretagne. Ils portaient le même sang, parlaient des langues sœurs et avaient combattu sous les mêmes cieux ancestraux.
Bran contempla les morts et pleura leur perte.
Car chaque Briton tué par la main d'un autre Briton était une victoire offerte à l'ennemi saxon qui attendait au-delà de l'horizon.
Ainsi fut racontée la Bataille de la vallée de la Lugg : non comme un récit de gloire, mais comme un avertissement.
Car la plus grande blessure infligée à la Bretagne ne fut pas toujours causée par l'épée de l'étranger, mais parfois par la main d'un frère.
Battle Results: Season 2 / The Battle of the Lugg Vale
Game 1 Britons vs Cymry
Scenario: Pure Profit
Winner: Draw
Massacre points: Britons 16, Cymry 15
Briton Post-Battle Sequence Results:
i. The Slain - warlord - N/A
ii. The Slain - unit casualties - 1 warrior
iii. The Spoils of Victory - N/A
iv. Campaign Victory Points - N/A
v. Reinforcements- recruited 4 warriors (-1 wealth)
Les anciens chants de nos pères parlent de Macsen Wledig, Magnus Maximus, le grand seigneur de Bretagne, dont le rêve le porta au-delà des frontières du monde des mortels. Dans cette vision, il vit une île magnifique couronnée par le destin, un royaume où les enfants de Bretagne se tenaient unis sous le sceau de l'honneur, du courage et d'un même dessein.
Il ne vit pas une terre où des frères combattent des frères, ni des guerriers tournant leurs lames contre leur propre sang. Il vit une Bretagne dont les fils se lèveraient ensemble contre ceux qui chercheraient à leur arracher leur héritage. Son rêve n'était pas celui de la division, mais celui de l'unité ; non pas celui de la trahison, mais celui d'un lien sacré entre tous ceux qui portent le sang de la Bretagne.
Mais que verrait donc Macsen Wledig si son esprit revenait aujourd'hui sur nos rivages ?
Ne pleurerait-il pas en voyant les Combrogi, ceux qui se proclament compagnons d'une même patrie, lever leurs lances contre leurs propres frères ? Ne verserait-il pas des larmes en voyant Cynan, un fils de Bretagne, conduire ses guerriers non pas contre l'envahisseur saxon, mais contre ceux-là mêmes qui défendent encore les dernières flammes de notre patrie ?
Car le rêve de Macsen n'était pas celui de rois cherchant la gloire à travers la souffrance de leur propre peuple. C'était le rêve d'une Bretagne unie, où chaque épée serait levée contre les ennemis de notre île, et non contre ceux qui partagent le même sang.
Cynan a oublié le serment de nos ancêtres.
Il a oublié le devoir porté par chaque fils de Bretagne. En tournant sa lame contre ses frères, il ne trahit pas seulement un royaume — il blesse le rêve même sur lequel notre peuple fut bâti.
Mais le rêve de Macsen Wledig ne mourra pas.
Tant qu'un seul Briton se tiendra sous la bannière d'Arthur, tant qu'une seule épée sera levée pour sa défense, la flamme perdurera.
Je suis Bran, fils de Bretagne, Seigneur des Britons d'Armorique. Héritier de Macsen Wledig, l'empereur dont le rêve unit les fils de Bretagne, gardien de son rêve et dépositaire cet ancien serment.
Mon épée est jurée de défendre notre peuple, mon bouclier est béni par le Tout-Puissant, et mon cœur appartient à la Bretagne.
Les vents de la guerre balayent les rivages de Britannia. Des falaises de Dumnonia jusqu'aux côtes d'Armorique, nos guerriers aiguisent leurs lances pour la campagne qui brisera enfin la puissance de Wulfric et de ses Saxons. Depuis trop longtemps, ces envahisseurs se sont emparés des terres de nos ancêtres, ont incendié nos villas, profané nos lieux sacrés et repoussé toujours plus vers l'ouest les héritiers de Rome et de Britannia.
Pourtant, alors que tous les regards sont tournés vers l'horizon oriental, de sombres nouvelles nous parviennent du nord.
Les tribus du Gwynedd s'unissent sous la bannière d'un chef de guerre nommé Cynan. Son peuple ne se nomme plus Britons. À la place, ils se proclament Combrogi — « ceux d'une même patrie », liés ensemble comme un seul peuple. Ce nom évoque notre ascendance commune, mais Cynan a perverti ce lien pour en faire un cri de guerre. Il affirme que les Romains ont abandonné notre peuple à deux reprises : d'abord lorsque les légions quittent Britannia, puis lorsqu'elles laissent les Britons affronter seuls les envahisseurs. De cette amertume naît une ambition dangereuse.
Aux côtés des Combrogi marchent de féroces pillards Scotti venus d'Hibernia, attirés non par l'honneur ou la fraternité, mais par la promesse du butin. Ensemble, ils forment une armée aussi impitoyable que redoutable.
Quel cruel destin nous est réservé. Alors que nous nous préparons à porter la guerre contre Wulfric et les royaumes saxons, ce sont nos propres frères qui menacent notre frontière du nord. Là où nous espérions présenter un front brittonique uni face aux envahisseurs germaniques, Cynan nous contraint à tourner nos épées contre notre propre sang. Son soulèvement est un poignard planté dans notre dos, au moment même où nous sommes prêts à reprendre ce qui nous a été volé.
Si nous marchons vers l'est, les Combrogi descendront sur la Dumnonia, ravageront nos terres et ouvriront la voie aux raids des Scotti, jusque sur les côtes d'Armorique. Si nous tournons nos forces vers le nord pour défendre nos foyers, Wulfric saisira cette occasion pour renforcer son emprise sur la Bretagne.
Ainsi, avant même qu'une seule lance ne soit jetée, Cynan a déjà remporté sa première victoire. En forçant les derniers royaumes brittoniques à s'affronter entre eux, il menace d'accomplir ce que ni le départ de Rome, ni les Pictes, ni les Saxons n'ont encore réussi à faire : la rupture définitive du peuple de Britannia.
Il ne nous reste désormais qu'une seule voie. Nous devons briser l'armée des Combrogi et sécuriser notre frontière du nord. Ce n'est qu'alors que nous pourrons à nouveau tourner nos armes contre Wulfric et ses Saxons. Car si Cynan a oublié que le sang des Britons coule encore dans nos veines, nous ne devons jamais oublier qu'une bataille livrée entre frères est une victoire offerte aux Saxons.
Tu as mérité ton nom, Cynan le Chien Fou. Il est maintenant temps de remettre une chaîne à ce chien enragé et de le ramener à sa niche immonde — un lieu de pisse, de pourriture et de restes avariés, là où un chien fou mérite de demeurer.
Que la Malédiction Rouge s'abatte sur toi, Cynan le Chien Fou, traître et assassin de ton propre peuple !
Je suis Bran, fils de Britannia, Seigneur des Britons d'Armorique.
Mon épée est jurée de défendre notre peuple, mon bouclier est béni par le Tout-Puissant, et mon cœur appartient à Britannia.
Le vent souffle sur les collines oubliées, portant avec lui les murmures d’un âge révolu. Là où les hautes herbes ondulent autrefois sous les bannières des anciens rois bretons, les corbeaux planent désormais au-dessus des foyers calcinés et des villages réduits au silence. Ces terres appartiennent jadis aux fils de Bretagne. Chaque pierre, chaque rivière, chaque vallée conserve encore la mémoire de leurs ancêtres.
Mais depuis trop longtemps, les étrangers venus d’outre-mer foulent ce sol sacré. Les Saxons dressent leurs grandes halles sur les ruines des anciens domaines, gravent leurs symboles dans le bois des frontières et proclament leur possession d’un royaume qui n’a jamais cessé d’appartenir aux peuples de cette île.
Aujourd’hui, les tambours résonnent à nouveau.
Sous les étendards frappés du dragon et du corbeau, les guerriers britons avancent en silence vers les terres perdues. Les lames sont affûtées, les boucliers portent les cicatrices des combats passés, et dans les rangs des hommes résonnent les serments prononcés devant leurs ancêtres. Ils ne viennent pas seulement chercher la victoire. Ils viennent reprendre ce qui leur a été arraché.
Au cœur de l’armée chevauche le seigneur Bran, entouré de ses fidèles compagnons, gardiens d’une mémoire que les Saxons tentent d’effacer. Autour de lui marchent les guerriers, portant les armes de leurs pères, tandis que les archers lèvent leurs arcs vers le ciel gris, prêts à rappeler aux envahisseurs que ces terres possèdent encore des défenseurs.
Face à eux, les bannières saxonnes flottent au-dessus des champs conquis. Ils croient que le temps efface le souvenir des anciens maîtres. Ils croient que les chants bretons finissent par se taire.
Ils se trompent.
Car en ce jour, les collines entendent de nouveau le cri des fils de Bretagne.
Ce n’est pas une simple bataille pour quelques arpents de terre.
C’est le retour d’un peuple venu réclamer son héritage…
Alors que les peuples se préparent à la guerre, Bran choisit une voie différente. Au lieu de lever immédiatement ses armes, il doit d’abord assurer la survie de son peuple. Depuis Venetis, ancienne cité des Vénètes, une ambassade quitte les rivages d’Armorique. À l’aube, des cavaliers britanniques prennent la route de Noviodunum. Leur mission, proposer une alliance à Sarus Flavius.
Les paroles de Bran sont claires :
« Nous ne venons pas comme des errants. Nous venons bâtir une nouvelle terre. Si Rome accepte notre amitié, nous combattrons ensemble ceux qui cherchent à nous engloutir. »
Sarus accepte. Pour un temps, Romains et Britons deviennent alliés. L’Armorique respire enfin.
La consolidation du nouveau royaume brittonique
Pendant que les autres peuples affûtent leurs armes, Bran protège ses nouvelles terres. Les champs sont défrichés, les villages commencent à apparaître. Les réfugiés affluent chaque jour depuis la Bretagne. Des familles venues de toutes les régions traversent la mer pour échapper aux Saxons et autres envahisseurs venus d’outre-mer.
Puis arrivent deux guerriers : Gwrhyr, frère de Bran et Kulhwch, son cousin. Deux hommes de guerre dont la présence rappelle à tous que la paix ne sera que temporaire...
Car bientôt, les ennemis viendront. Et l’Armorique devra choisir entre survivre ou combattre.
Onan hag Oll !
An Dhragon Ruw A Dro Rag !
La première saison de guerre voit les ambitions des cinq seigneurs se transformer en actes.
Au nord, Ragnachar des Francs lance ses premiers raids contre les terres saxonnes de Wulfric.Les Francs espèrent trouver richesses et gloire, mais les Saxons se dressent pour défendre leurs nouveaux domaines.Les deux armées s’affrontent dans une bataille brutale où aucun camp ne parvient à imposer sa domination. Le sang coule, les terres sont ravagées, mais la victoire reste indécise. Cette première rencontre ne laisse qu’une certitude : la rivalité entre Francs et Saxons ne fait que commencer.
Pendant ce temps, Sarus Flavius, défenseur de Rome à Noviodunum, entreprend une campagne contre Ragnachar. Mais les Francs connaissent leurs frontières et attendent l’armée romaine. Près de Lingones, les hommes de Sarus tombent dans une embuscade menée par Ragnachar lui-même. La charge initiale des guerriers francs, armés de leurs terribles francisques, fauche une unité romaine entière. Pourtant, les troupes de Sarus refusent de rompre leurs rangs. Le centre romain tient bon face aux assauts répétés des Francs et finit par reprendre l’avantage. Au terme d’un combat acharné, Sarus Flavius remporte la victoire et renforce son autorité auprès des populations gauloises qui voient encore en Rome un rempart contre le chaos.
Pendant que Rome célèbre ce succès, une menace plus grande se lève au sud. Alaric, roi des Visigoths, observe la faiblesse de son ancien allié. Les promesses de Rome n’ont pas été tenues, et le temps des compromis est terminé. Les Visigoths marchent sur les terres romaines d’Aurelium. Sur le chemin du retour d’une campagne diplomatique auprès des Burgondes, Sarus Flavius est surpris par l’armée d’Alaric. Malgré une défense déterminée, les lignes romaines sont brisées lorsque les guerriers visigoths percent leur formation. Sarus tombe au combat et son armée est dispersée. Cette victoire marque un tournant majeur. Alaric abandonne définitivement son rôle de fédéré de Rome et se proclame roi des Visigoths et des terres conquises. L’ancien allié devient un rival, et la Gaule entre dans une nouvelle ère où les royaumes ne se fondent plus sur les traités, mais sur la force des armes.
Ainsi s’achève la première saison : Rome a survécu, mais elle a perdu un de ses plus grands défenseurs. Les Francs et les Saxons affûtent leurs armes, les Visigoths étendent leur pouvoir, et en Armorique, Bran contemple l’horizon. Son peuple est encore à l’abri, mais il sait que la paix n’est qu’un sursis avant les tempêtes à venir.
L’An 470 : Les Royaumes dans la Brume Chronique de Rudericus de Pictavis, témoin des guerres de l’Occident déclinant
Prologue : Un monde entre deux âges
Nous sommes à la fin du Ve siècle après la naissance du Christ.
L’année est 470.
Depuis des générations, le nom de Rome a régné sur les terres de Gaule et de Bretagne. Ses routes ont relié les cités, ses légions ont imposé l’ordre, ses lois ont façonné les peuples. Mais désormais, l’ombre avance.
L’Empire d’Occident n’est plus qu’un souvenir fragile. Au-delà des Alpes, les empereurs luttent pour conserver une autorité qui ne repose plus que sur des titres anciens et des serments incertains. Les grandes armées romaines ont disparu, remplacées par des chefs de guerre, des peuples en quête de terres et des royaumes nouveaux bâtis sur les ruines de l’ancien monde.
Dans cette époque troublée, cinq seigneurs lèvent leurs bannières.
Cinq peuples.
Cinq destins.
Tous cherchent la même chose : une terre où leur peuple pourra survivre.
Les Francs cherchent de nouveaux domaines à l’est de la Gaule. Les Saxons traversent les mers à la recherche d’un avenir. Les Visigoths réclament leur place parmi les puissances de l’Occident. Les Britons fuient une patrie ravagée et cherchent une nouvelle terre d’accueil. Et les Romains tentent de préserver ce qui reste de leur civilisation et de leur héritage.
La victoire ou la défaite ne décideront pas seules du destin de ces royaumes.
Car dans cette guerre, la véritable victoire sera de laisser derrière soi une histoire que les générations futures raconteront encore.
Les Seigneurs de l’Occident
1) Alaric, Roi des Visigoths
Capitale : Pictavium (grenat)
Chef d’un peuple puissant mais encore lié par les anciennes promesses faites à Rome, Alaric marche sur une ligne dangereuse entre alliance et indépendance. Ancien allié de l’Empire, il estime que Rome n’a pas tenu ses engagements. La promesse d’or et de terres n’est jamais venue. Alors son peuple choisit une nouvelle voie.
La voie du royaume.
2) Ragnachar, Seigneur des Francs Saliens
Capitale : Tornacum (ocre)
« Je suis Ragnachar, chef de guerre des Francs Saliens. Je cherche des terres pour mon peuple et les richesses qu’elles apporteront. Ne cherchez pas une alliance avec moi, ni à m’acheter. Je suis l’ami de Rome et je possède son soutien. Ma garde personnelle me protégera jusqu’à la mort. »
Ainsi parle Ragnachar. Les Francs ne demandent plus leur place dans le monde romain. Ils viennent la prendre.
3) Sarus Flavius, Défenseur de Rome
Capitale : Noviodunum (azur)
Général romain d’origine gothique, Sarus Flavius porte le lourd fardeau de protéger les derniers territoires romains de Gaule.
Son armée est composée de soldats romains, de vétérans et de peuples fédérés. Il représente un monde ancien qui refuse de disparaître.
Mais chaque bataille pourrait être sa dernière.
4) Wulfric, le Loup des Saxons
Capitale : Londinium (cyan)
Surnommé le Faiseur de Veuves, Wulfric a pris la tête des Saxons installés en Bretagne. Ses guerriers viennent par la mer. Ils brûlent, conquièrent et s’installent. Avec leurs frères frisons, ils rêvent d’un nouveau royaume bâti sur les terres abandonnées par Rome.
5) Bran, le Dernier Espoir des Britons
Capitale : Venetis (brun)
Au-delà des mers tourmentées, Bran rassemble les derniers défenseurs de son peuple.
La Bretagne est en flammes. Les Saxons frappent les côtes. Les raids des Pictes et des Scotti déchirent les terres du nord. Des familles entières abandonnent leurs foyers.
Mais Bran n’est pas un réfugié. Il est un fondateur.
À la tête des survivants de Dumnonia et d’autres régions britanniques, il traverse la mer et établit un nouveau foyer en Armorique.
Il ne cherche pas simplement un refuge. Il cherche un royaume.
5) Cynan Cynddeiriog—the Furious Hound.
Capitale : Caer Rhun (sinople)
From the mist-shrouded peaks of Gwynedd comes Cynan Cynddeiriog — the Furious Hound. His war-horns echo across the valleys as his warriors march along the ancient Roman roads, their iron spears heralding a storm of blood and vengeance.
To Cynan, the legacy of Rome has weakened the sons of Britain. He sees himself as the blade of ancient wrath, sent to purge the land of Rome’s fading shadow, seize its forgotten treasures, and unite the fractured tribes beneath his banner.
Driven by fury and ambition, Cynan seeks to reclaim the eastern lands from the Saxons — but his first enemy is not the invader. It is his own kin.
Après une année en Terre sainte, Riwallon et ses hommes décident de reprendre la route de la Cornouaille. C'est un long périple et, alors que le chef breton hésite encore entre prendre la route par mer ou retraverser l'Europe par voie terrestre, des émissaires mongols se présentent à tous les généraux avec un message de leur grand Khan :
Les éclaireurs croisés font état de mouvement de troupes mongoles dans la région. Alors que Jérusalem est toujours aux mains du perfide Saladin/Darren et que ces Païens de Jomsvikings et d'Anglo-Danois sont toujours aussi virulents, il ne manquerait plus que les Chrétiens ne se fassent attaquer par un troisième adversaire.
La réponse des Armoricains ne se fait pas attendre. Riwallon ordonne à ses hommes de trancher la tête de l'émissaire et de la renvoyer dégoulinante (pas de ketchup car c'est le vrai goût de l'Armorique!) à son Khan. Les Bretons n'ont pas de temps à perdre avec ces barbares. Ses yeux sont tournés vers l'ouest, vers l'océan. Il est temps de reprendre la mer.
Partie 4
Pour cette quatrième et dernière partie, je dois combattre Lochlann et ses Anglo-danois. Je suis un vieil habitué de cette faction mais je redoutais le scénario.
Prélude à la bataille
Lochlann a obtenu le plus grand nombre sur un D6, il est par conséquent l'attaquant et décide de jouer le scénario "Le combat des chefs" afin d'obtenir un nouveau territoire. Je soupire de soulagement. Mes cavaliers n'auront pas à tenir de positions et auront tout le loisir d'aller et venir sur le champ de bataille. Si Lochlann gagne, son seigneur obtiendra le plus grand nombre de territoires et Harold sera légitimement couronné "Roi d'Angleterre". Dans le cas contraire, ce sera Riwallon qui prendra possession du plus grand nombre de territoires des deux côtés de La Manche et deviendra Dux Brittonum, Roi de tous les Bretons ... du jamais depuis Arthur !
Distribution
Joueur 1 - Anglo-danois
1 unité de 4 Huscarls
1 unité de 4 Huscarls avec armes lourdes
2 unités de 8 guerriers du Fyrd
Joueur 2 - Bretons - Riwallon de Cornouaille (moi)
2 unités de 6 gardes/machtierns montés avec bannière
1 unité de 8 guerriers montés
Scénario : Le combat des chefs / Clash of Warlords
Le joueur qui réussit à éliminer le chef adverse remporte la partie. Si à la fin de la partie, les deux chefs sont encore debout, le vainqueur est le joueur ayant remporté le plus de points de victoire.
Objectif de campagne:
En cas de victoire, l'attaquant reçoit un territoire au profit de son adversaire. Dans le cas contraire, c'est le défenseur qui prend le contrôle du territoire.
Début de la partie
Profitant de l'absence de Riwallon, le comte Harold de Wessex a envahi les terres sous contrôle breton. Arrivés depuis peu en Cornouaille, Riwallon n'a pas d'autre choix que de reprendre la mer pour bouter l'envahisseur.
Fraîchement débarqués, les troupes bretonnes font face à un ennemi qui a choisi de se terrer et de tirer avantage des marais et des bois alentours tel un vulgaire touseg (crapaud). Harlod déploie sur son flanc droit ses Huscarls. Les guerriers du Fyrd prennent position près des bois.
La ligne d'attaque bretonne est prête à charger : au centre, Riwallon et les guerriers, puis les machtierns sur les flancs gauche et droit.
La tension monte, les insultes fusent de chaque côté du champ de bataille. Les deux camps savent que la bataille qui s'annonce est décisive pour la suprématie de la Bretagne.
C'est aux Bretons que revient l'honneur de porter les premiers coups. Riwallon s'élance pour lancer ses traits mortels sur les guerriers du Fyrd.
Il est rapidement rejoint par une compagnie de machtierns
Les hommes du Fyrd subissent de lourdes pertes.
Le cor de guerre armoricain retentit et les guerriers bretons se retirent en laissant la terre jonchée de cadavres anglo-danois.
Ces derniers se regroupent autour de leur seigneur et des bannières de guerre qui les ont protégées jusqu'en Terre sainte.
Les Anglo-danois campent sur leurs positions comme paralysés par l'attaque éclair qui vient de se dérouler sous leurs yeux.
Sur leur flanc gauche, quelques guerriers du Fyrd courent se tapir dans les bois tandis que ceux restés au milieu subissent une nouvelle charge.
Harold harangue ses hommes. La bataille semble très mal engagée du côté anglo-danois.
Une unité de Huscarls se place devant leur comte afin de faire barrage contre une éventuelle charge de l'ennemi.
War raok !!! Les machtierns soufflent dans leurs cors et lancent leurs montures à l'assaut des gardes du corps.
Les Anglo-danois subissent de lourdes pertes, leur unité est presque décimée...
Retranchée dans les marais, l'élite de l'armée anglo-danoise a assisté impuissante au massacre qui s'est déroulé à quelques pas.
Terrés dans les bois, les guerriers du Fyrd ne participeront plus à la bataille.
Malgré le doute qui s'installe chez les Anglo-danois, les derniers Huscarls prennent le pari de contourner les marécages.
Harold se retrouve quasiment seul ...
Décidés à en découdre, les Huscarls chargent en courant les Bretons.
Le dernier garde du corps et les quelques guerriers du Fyrd qui ont été épargnés se regroupent autour de leur chef.
Le courage ne manque pas mais la route est longue pour arriver à rattraper des chevaux.
Ce sont finalement les Bretons qui viennent au rendez-vous que leur a fixé les Huscarls.
Vague ...
après ...
vague...
Les derniers Huscarls finissent par tomber. Victoire des Bretons !
Conclusion
Riwallon et ses hommes se rendent maîtres de terres qui se trouvent de chaque côté du Mor Breizh.
Après 6 tours, les Bretons remportent la partie et gagnent l'île de Bretagne mettant définitivement fin à toute velléité de domination anglo-danoises. Les Bretons sont enfin libres du joug saxon, viking et anglo-danois.
Bilan de Riwallon après ces deux journées :
3 territoires : L'Île de Bretagne et la Létavie (Petite Bretagne).
1 point de religion
Fin et conclusion de cette première campagne
Pendant que Bretons et Anglo-danois se battaient pour leurs petits intérêts personnels...
les Jomsvikings (Sam) mettaient en déroute les armées du grand Khan (joué par Gopaul), le chef viking est immortalisé grâce à cette victoire décisive et aux précédentes.
et les chevaliers croisés (Bryan et Greg) et Vikings (Scott) débattaient de matière religieuse (scénario "un festin pour les corbeaux")... la victoire est chrétienne !
Résultats de la campagne
Saladin (Darren) est toujours maître de Jérusalem.
Jomsingvald (Sam) devient le chef Viking ayant la plus grande renommée. Sa saga traversera les siècles et sera comptée par des milliers de voix !
Chrétiens et Païens se partagent la religion la plus influente !
Par le glaive ! Riwallon (moi) contrôle le plus grand nombre de territoires et est sacré Roi des Bretons !
Un grand merci aux organisateurs et à tous les joueurs pour ces deux excellentes journées !